La Guinée juge inopportune la nomination par la Cédéao d'un envoyé spécial
Dans une lettre adressée à la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et consultée par l'AFP mardi, la Guinée estime que la décision de l'organisation de nommer un envoyé spécial pour la transition politique dans le pays n'est "ni opportun(e) ni urgent(e)".
Le colonel Mamadi Doumbouya, président de la transition en Guinée et auteur du putsch du 5 septembre, a envoyé une lettre à la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), que l'AFP a pu consulter mardi 9 novembre. Il y juge inopportune la décision des États ouest-africains de nommer un envoyé spécial pour la transition en cours dans ce pays, où des militaires ont pris le pouvoir le 5 septembre.
L'authenticité de la lettre envoyée au président ghanéen Nana Akufo-Addo, président en exercice de la Cédéao, a été confirmée mardi à l'AFP par une source proche de la présidence guinéenne. Le document n'est pas daté mais il a été envoyé lundi à Nana Akufo-Addo, a précisé à l'AFP une source à la primature guinéenne.
Les dirigeants de la Cédéao ont nommé Mohamed Ibn Chambas envoyé spécial de leur organisation pour la Guinée, à l'issue de leur sommet dimanche à Accra. Ils ont réitéré la nécessité d'organiser les élections dans un délai de six mois et insisté sur "l'urgence de libérer" le président déchu Alpha Condé, 83 ans, en résidence surveillée depuis le coup d'État du 5 septembre.